C’est la Caravane du Cinéma Français à Novi Sad ! Il faut en profiter.

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Six raisons de regarder l’Horloger de Saint-Paul.

1. Avant tout, son sujet. C’est l’histoire d’un homme qui découvre qu’il ne connaissait pas son fils. Il s’interroge sur ses rapports avec la société dont il n’est pas bien sûr de faire partie.

2. Philippe Noiret (1930-2006), l’acteur principal, dans une composition à la fois bonhomme et tragique. Nous n’avons pas voulu décider de ce qui, de sa voix ou sa diction, nous séduit le plus.

3. Lyon en 1974. Les Lyonnais qui regardent ce film aujourd’hui ont vu combien la ville avait changé. Ce film constitue en cela un document exceptionnel sur la ville à l’époque.

4. C’est l’une des meilleures adaptation ciné de Georges Simenon. Le roman original s’intitulait l’Horloger d’Everton (1954) et se passait aux États-Unis, comme beaucoup de livres du romancier belge qui y a vécu plusieurs années. La transposition est réussie, et l’essentiel (voir la première raison) demeure.

5. Le débat sur la peine de mort. C'est l'un des thèmes du film. En 1974, on vivait les élections présidentielles que Giscard remportera. La peine de mort était alors encore en vigueur. Elle n'a été abolie qu'en 1981 au début du premier mandat de Mitterrand. L'ultime exécution eut lieu en 1977. Dans l'extrait ci-dessous (qui provient du début du film), des copains déconnent autour de l'idée de diffuser les exécutions à la télévision pour en dégoûter les partisans.

6. C’est le premier film de Bertrand Tavernier mais on y trouve déjà des motifs récurrents de son oeuvre : Philippe Noiret (qui aura joué dans 8 de ses films), un attachement aux seconds rôles, aux lieux, à la découverte et la description d’un milieu social, à une critique sociale... De plus Bertrand Tavernier est un grand érudit cinéphile. On peut suivre son blog avec plaisir (http://www.tavernier.blog.sacd.fr/).


Ajouté par Larchive le 26 juin 2009 

On pourrait donner des raisons similaires de regarder les autres films de la caravane (pour ma part je n’ai vu que les deux de Bertrand Tavernier). Les non-amateurs du genre policier trouveront dans les quatre films de la programmation un intérêt documentaire et le plaisir de voir de vrais professionnels au travail (Beauvois, Melki, Lespert, Zem, etc.)