Le festival de Cannes (06) a commencé la semaine dernière et nous n’en parlions pas.

Comme chaque année, les émissions de Canal plus sont présentes sur la Croisette. On retrouve donc les guignols dont l’une des pratiques les plus fréquentes est le running gag. Une même situation peut-être déclinée à l’infini.

Par exemple, en 2005, alors qu’Emir Kusturica était président du jury, chaque jour, la marionnette du journaliste Laurent Weil essaie d’interviewer celle du réalisateur. Il n’y arrive jamais, comme on peut le voir dans ces clips.

Laurent Weil de Niro  kusturira cannes 2005
(De Niro, Weil, Kusturica)

Au passage, on pourra noter les deux prononciations du nom du réalisateur (Kusturitsa et Kusturika).

La montée des marches (à la 53ème seconde) (clic)

 
emir kusturica - guignols 2005 par zemudache

PPD - Laurent, vous êtes sur les marches, vous pensez pouvoir intercepter Emir Kusturika (sic) le président du jury ?

Weil - Oui, je le vois qui arrive justement. Emir ? Emir ? Monsieur Kusturika (sic) Une première impression sur l’ambiance cannoise, les marches, etc., Vous avez eu deux palmes d’or, aujourd’hui vous êtes président du jury, c’est une grosse responsabilité ?

Kusturica - (inaudible)

Weil - Merci.

PPD - Oui, Laurent, on n’a rien compris, hein. Rappelez-nous quand vous aurez une interview correct. C’est le président du jury, quand même.

Sur la croisette (clic)

PPD - Voilà sans transition on retrouve Laurent Veil avec le président du jury, Emir Kusturica, c’est ça Laurent... Laurent Weil, vous êtes sur la croisette, vous pouvez avoir quelques mots d’Emir Kusturica, ce soir, le président du jury ?

Weil - Oui, je m’approche de sa voiture. Emir ! Emir, comment c’est passé la soirée d’ouverture ?

Kusturica - (inaudible).

PPD - Laurent, c’est pénible à force. Rappelez-nous quand vous aurez une interview correct. C’est le président du jury, quand même.

Dans la salle de cinéma (clic)


Interview Emir Kusturitsa by les Guignols pary jaYs89

PPD - Et puis on retrouve le monsieur cinéma de Canal plus, Laurent Weil, qui court toujours après l’interview du président du jury Emir Kusturica. Laurent, on peut avoir quelques mots d’Emir Kusturica, cette fois, ou, c’est toujours pas possible ?

Weil - Oui, je m’approche de lui, on devrait pouvoir avoir quelques mots, c’est pendant la projection d’un film iranien, il a l’air seul. Emir, monsieur Kusturica, quelques mots pour canal plus s’il vous plaît, comment trouvez-vous le film ?

Kusturica - (inaudible)

Weil - Thank you.

PPD - Oui Laurent, vous pouvez pas vous débarrasser de ces gens-là ? Demain, je vous préviens, je veux pas les voir, ces musiciens, hein !

Weil - Désolé.

PPD - Faut quand même qu’on arrive à parler au président du jury. C’est pénible, ça, quand même.

Au cocktail (clic)

PPD - Voilà on retrouve Laurent Weill qui est avec le président du jury, Emir Kusturica. C’est ça, Laurent. Laurent, est-ce qu’on pourrait avoir enfin deux mots d’Emir Kusturica. Vous n’êtes pas avec lui, là ? Vous êtes déjà dans une soirée

Weil - Oui, oui, là, on est dans une soirée, avec Emir Kusturika (sic), et il y a déjà de la musique, donc aucun risque.

PPD - Très bien, bon, ben allez-y alors.

Weil - Emir, un premier bilan après une semaine de festival.

Kusturica - (inaudible)

Weil - Thank you.

PPD - Merci Laurent, je vois, en fait je commence à croire que vous êtes de mèche, hein. C’est pas drôle.

La musique est Daddy, don't ever die on friday du No Smoking Orchestra pour le film Chat noir, Chat Blanc (Црна мачка, бели мачор,1998).