Deux nouvelles versions de cette chanson de Brassens. La première, par Paco Ibanez, a été enregistrée lors de son passage à l'Olympia de Paris en 1969, devant un public largement composé de réfugiés espagnols vivant à Paris. Il nous apprend dans la petite introduction (retranscrite ci -dessous) qu'il a été interrompu en chantant  cette chanson lors d'un concert à Madrid. A quel moment a eu lieu cet incident ? Certainement là où il est plus applaudit à Paris, au milieu du deuxième couplet.

La deuxième version, en français, est celle d'une chanteuse et actrice franco-camerounaise, Sandra Nkaké (née en 1973), dont voici le site internet. Je ne connais pas cette chanteuse, mais l'utilisation de boucles et du beat-box et la liberté qu'elle prend par rapport à la mélodie originale m'ont semblé intéressantes.

Ajoutée par etafarcirapkk le 18 août 2010

 

« Voici, ça va vous étonner peut-être mais... de Georges Brassens, de Georges Brasens La mauvaise réputation, La mala reputacion. Elle est traduite par un ami Pierre Pascal et... à vous je crois que j'ai pas besoin de la traduire en français. Vous savez j'ai chanté à Madrid cette chanson et on m'a interrompu à un passage bien déterminé, et c'est pas ça seulement, je dois beaucoup à Brassens parce que c'est lui qui m'a fait découvrir la véritable chanson et j'ai senti qu'on pouvait vivre en faisant des chansons. »

En mi pueblo sin pretención
tengo mala reputación
haga lo que haga siempre igual
todos lo consideran mal,
yo no pienso pues hacer ningún daño
queriendo vivir fuera del rebaño.
Que a la gente no le gusta que
uno tenga su propia fe,
Que a la gente no le gusta que
uno tenga su propia fe.
Todos, todos me miran mal!
salvo los ciegos, ...es natural.

Cuando la fiesta nacional
yo me quedo en la cama igual
que la música militar
nunca me pudo levantar,
en el mundo pues no hay mayor pecado
que el de no seguir al abanderado.
Que a la gente no le gusta que
uno tenga su propia fe,
Que a la gente no le gusta que
uno tenga su propia fe.
Todos me muestran con el dedo!
salvo los mancos,...quiero y no puedo.

Si en la calle corre un ladrón
que a la zaga va un ricachón
zancadilla pongo al señor
y aplastado el perseguidor,
eso si que si que será una lata
siempre tengo yo que meter la pata.
Que a la gente no le gusta que
uno tenga su propia fe,
Que a la gente no le gusta que
uno tenga su propia fe.
Todos tras de mí todos a correr
Salvo los cojos, es de creer

Ya sé con mucha precisión
Como acabará la función
No les falta más que el garrote
Pa' matarme como un coyote
A pesar de que no arme ningún lío
Con que no va a Roma el camino mío
Que a le gente no gusta que

Uno tenga su propia fe
Que a le gente no gusta que
Uno tenga su propia fe
Tras de mí todos a ladrar
Salvo los mudos es de pensar.

 Ajoutée par acoustic le 16 nov. 2011

Au village, sans prétention,
J'ai mauvaise réputation.
Qu'je m'démène ou qu'je reste coi
Je pass' pour un je-ne-sais-quoi !
Je ne fais pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de petit bonhomme.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde médit de moi,
Sauf les muets, ça va de soi.

Le jour du Quatorze Juillet
Je reste dans mon lit douillet.
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En n'écoutant pas le clairon qui sonne.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde me montre du doigt
Sauf les manchots, ça va de soi.

Quand j'croise un voleur malchanceux,
Poursuivi par un cul-terreux;
J'lance la patte et, pourquoi le taire,
Le cul-terreux s'retrouv' par terre
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En laissant courir les voleurs de pommes.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde se rue sur moi,
Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.

Pas besoin d'être Jérémie,
Pour d'viner l'sort qui m'est promis,
S'ils trouv'nt une corde à leur goût,
Ils me la passeront au cou,
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En suivant les ch'mins qui n'mènent pas à Rome,
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout l'mond' viendra me voir pendu,
Sauf les aveugles, bien entendu.