Dimanche dernier, en France, comme tous les troisièmes dimanches de juin, c’était la fête des Pères. Cette chanson fait partie de celles qui ont permis à Daniel Guichard de prolonger sa carrière. Sur le site de cette vidéo, les commentaires sont assez éloquents sur l'importance de cette chanson.


Ajoutée par zaranana31 le 28 janvier 2009

(Michelle Senlis – Jean Ferrat)

Dans son vieux pardessus râpé
Il s'en allait l'hiver, l'été
Dans le petit matin frileux
Mon vieux

Y'avait qu'un dimanche par semaine
Les autres jours, c'était la graine
Qu'il allait gagner comme on peut
Mon vieux

L'été on allait voir la mer
Tu vois c'était pas la misère
C' tait pas non plus le paradis
Hé ouais tant pis

Dans son vieux pardessus râpé
Il a pris pendant des années
Le même autobus de banlieue
Mon vieux

Le soir en rentrant du boulot
Il s'asseyait sans dire un mot
Il était du genre silencieux
Mon vieux

Les dimanches étaient monotones
On ne recevait jamais personne
Ça ne le rendait pas malheureux
Je crois, mon vieux

Dans son vieux pardessus râpé
Les jours de paye quand il rentrait
On l'entendait gueuler un peu
Mon vieux

Nous, on connaissait la chanson
Tout y passait, bourgeois, patrons,
La gauche, la droite, même le bon Dieu
Avec mon vieux

Chez nous y'avait pas la télé
C'est dehors que j'allais chercher
Pendant quelques heures l'évasion
Je sais c'est con

Dire que j'ai passé des années
À côté de lui sans le regarder
On a à peine ouvert les yeux
Nous deux

J'aurais pu, c'était pas malin
Faire avec lui un bout d'chemin
Ça l'aurait peut être rendu heureux
Mon vieux

Mais quand on a juste quinze ans
On n' a pas le cœur assez grand
Pour y loger toutes ces choses là
Tu vois

Maintenant qu' il est loin d' ici
En pensant à tout ça, j'me dis
J'aimerais bien qu' il soit près de moi

Papa