Un programme idéal pour le 14 Juillet nous est fourni par Georges Brassens (et sa Mauvaise Réputation) et Joe Dassin :

Le jour, il convient de rester dans son lit douillet (pour éviter le sempiternel défilé militaire).

Le soir, il convient d'allumer une cigarette (pour que s’allument les feux d'artifices) et de faire la fête.


Ajoutée par SMargarit le 27 novembre 2008

(Claude Lemesle)

Lulu vendait ses toiles
Jacquot plongeait dans un bistro
Dédé goûtait les vins
Moi, j'étais fort aux Halles
Et Jéjé lavait les carreaux
Pierrot ne faisait rien

On s'était fait les poches
Pour se payer un vieux tacot
Fleuri sur le capot
Qui rêvait de Provence
Et qui mourut à Fontainebleau

Refrain
On allumait une cigarette
Et tout s'allumait
Et c'était la fête,
Le quatorze juillet
Il n'y avait jamais
Un copain de trop
Dans l'équipe à Jojo
Y avait moins de nuits sans guitare
Que de jours sans pain
On partageait tout
Et on n'avait rien
Qu'est-ce qu'on était fou,
Qu'est-ce qu'on s'en foutait
Qu'est-ce qu'on était bien


On louait pour des prunes
Les quatre murs d'un vieux grenier
Tout près à s'écrouler
Mais pour toute une fortune
On n'aurait pas déménagé

Refrain

Lucien a mis les voiles
Et Jacques s'est payé un bistro
Où André boit de l'eau
Je n'suis plus fort aux Halles
Roger inspecte les impôts
Pierre cherche du boulot

J'ai changé de guitare
Mais j'ai gardé comme un cadeau
Cet air qui me tient chaud
Du fond de la mémoire
Celui de l'équipe à Jojo

Dans ce clip, les plus de quarante ans auront reconnu à l’avant de la traction, Joe Daasin et Jean Manson, au milieu Dave et France Gall et à l’arrière Carlos et deux personnes que mon jeune âge (ou mon astigmatisme) m’empêche d’identifier.

Parmi les activités possibles autour de cette chanson, suggérons un simple exercice d’appariement qui consisterait à faire correspondre les prénoms du dernier couplet aux surnoms du premier.

Notons la prononciation un peu spéciale de l'expression en gras dans la strophe finale.