Amour, dernier film de Michael Haneke, a suscité pas mal de débats.

Haneke est un réalisateur autrichien qui a tourné la majeure partie de ses films en français. On parle, à propos de lui, de cinéaste de la violence ordinaire. Sans être un cinéma spectaculaire, le thème de prédilection de ses films est effectivement les rapports violents qui peuvent s'établir entre les gens (d'une même famille, d'une même société) dans un environnement finalement assez banal. Sa façon de filmer épurée et sobre donne à cette violence d'autant plus de force qu'elle est dénuée de tout ce qui la cadre habituellement au cinéma (musique, rapidité du montage, réalisme des images)

On retient surtout Funny Games, qui traitait de la violence comme forme de divertissement et La pianiste, adaptation du roman de Elfriede Jelinek et un des grands rôles d'Isabelle Huppert. Avec Amour, certains critiques trouvent qu'Haneke s'est assagi, dans le sens où la violence n'est pas aussi claire que dans ses autres films. Il semble cependant qu'elle est bien présente et probablement plus insidieuse puisque cachée.

Amour est repris au centre culturel DKC, à Belgrade, jusque mercredi prochain.