Une rengaine, c’est une chanson qu’on a beaucoup entendue malgré soi. Le film On connaît la chanson en est rempli de courts extraits. Il y en a de toutes les époques. Parfois, seules certaines générations s'en souviennent. A priori, aucun français ne connaissait toutes ces chansons en découvrant le film. Les auteurs du film sont de générations différentes (Resnais né en 1922, Bacri en 1951 et Jaoui en 1964). Chacun est venu avec des références que les autres ne connaissaient pas forcément. Cet hiver, nous allons visiter les trente-six chansons (dont une bonne moitié figure dans les karaokés).

C'est Albert Préjean qui est crédité ici comme interprète de la chanson dans le film d'Alain Resnais, mais nous n'avons trouvé trace de cette version nulle part sur le net, même sur cette page de l'excellent site de l'Encyclopédie multimédia de la Comédie Musicale Française.

dédé chevalier
(piquée ici)

Comme Dans la vie faut pas s'en faire, elle a été interprétée par Maurice Chevalier et provient de l'opérette Dédé.

 L'on pourra écouter la chanson en cliquant sur le bandeau ci-dessous :

ecmf
- ECMF (1918-1940) - Son : 78T (1921)

 (Albert Willemetz – Henri Christiné)

Parce qu'entre nous
J'avais deux femmes sur les genoux
Je passe à tes yeux
Pour un gérant pas sérieux
Tu viens m' reprocher
De n' penser qu'à bambocher
Jamais tu n' sauras
Ce que tu peux être ingrate
{Parlé:}
Non, c'est pas la peine
Sincèrement, ha ha ha !
De s'esquinter le tempérament

Je m'donne,
Je m'donne
Je me donne un mal de chien
Je m'donne,
Je m'donne
Comme si ton fond était vraiment le mien
Personne,
Personne
Ne saura c'que j'peux souffrir
Je m'donne,
Je m'donne
Uniquement pour te faire plaisir

Oui, je caressais
Des vendeuses, j' les embrassais
Car c'est essentiel
De s'attacher du personnel
Il faut, c'est certain
Pour bien l'avoir dans la main
Que de temps en temps
On ne soit pas trop distant
En plus du pain de chaque jour
Les ouvrières ont besoin d'amour

Je m'donne,
Je m'donne
Paraît que je suis bon comme tout
Je m'donne,
Je m'donne
Je n'suis pourtant pas si pur qu'on le dit
J'frissonne,
J'frissonne
Dès qu'une vendeuse me désire
Je m'donne,
Je m'donne
Uniquement pour te faire plaisir

Y en a qui ont peur
De prodiguer leurs faveurs
D'autres les réservent
Comme pour en faire des conserves
Certains, c'est curieux
Préfèrent les garder pour eux
C'qui fait que la nuit
Plus d'une petite femme s'ennuie
Moi, je n'suis pas comme ces tas d'amants
Qui se prêtent à tempérament

Je m'donne,
Je m'donne
Sans jamais demander l'pourquoi
Je m'donne,
Je m'donne
Du bout du pied jusqu'au bout du p'tit doigt
J'frissonne, j'frissonne
Dès qu'une femme me désire
Je m'donne,
Je m'donne
Uniquement pour lui faire plaisir

 

(encore une et la série est terminée)

L'encyclopédie multimedia de la comédie musicale théâtrale en France (1918-1940)