L’Heureux mix (2003) de la Tordue est un mélange des paroles de plusieurs chansons ayant marqué les auteurs sur une musique originale. Comme ils ne sont pas les seuls à les connaître, découvrons-les ensemble.

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On n’a pas besoin de présenter Édith Piaf (1915-1963). On a même l’impression d’une certaine redondance lorsqu’on l’évoque sur un blog de culture générale francophone. Mais puisque la Tordue l’a citée, pourquoi ne pas réécouter « cet air [qui] n’est pas né d’aujourd’hui ».

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Padam, Padam, c’est aussi le titre d’un spectacle dédié à l’œuvre musicale de Norbert Glanzberg (1910-2001) dont on a intérêt à lire ce portrait datant de 1999. Ce spectacle datant de 2010 reprend plusieurs des chansons composées par cet illustre inconnu.


Ajoutée le 9 juin 2011 par EdithPiaf

(Henri Contet – Norbert Glanzberg)

Cet air qui m'obsède jour et nuit
Cet air n'est pas né d'aujourd'hui
Il vient d'aussi loin que je viens
Traîné par cent mille musiciens
Un jour cet air me rendra folle
Cent fois j'ai voulu dire pourquoi
Mais il m'a coupé la parole
Il parle toujours avant moi
Et sa voix
Couvre ma voix

Padam...padam...padam...
Il arrive en courant derrière moi
Padam...padam...padam...
Il me fait le coup du "souviens-toi"
Padam...padam...padam...
C'est un air qui me montre du doigt
Et je traîne après moi comme un drôle d'erreur
Cet air qui sait tout par cœur

Il dit: « Rappelle-toi tes amours
Rappelle-toi puisque c'est ton tour
  Y a pas d'raison pour qu'tu n'pleures pas
Avec tes souvenirs sur les bras... »
Et moi je revois ceux qui restent
Mes vingt ans font battre tambour
Je vois s'entrebattre des gestes
Toute la comédie des amours
Sur cet air
Qui va toujours

Padam...padam...padam...
Des "je t'aime" de quatorze-juillet
Padam...padam...padam...
Des "toujours" qu'on achète au rabais
Padam...padam...padam...
Des "veux-tu" en voilà par paquets
Et tout ça pour tomber juste au coin d'la rue
Sur l'air qui m'a reconnue

...
Écoutez le chahut qu'il me fait
...
Comme si tout mon passé défilait
...
Faut garder du chagrin pour après
J'en ai tout un solfège sur cet air qui bat...
Qui bat comme un cœur de bois...

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Lorsque Marion Cotillard chante cette chanson à la toute fin de cet extrait de La Môme (2007) d'Olivier Dahan, il se passe quelque chose de linguistiquement troublant pour qui comprend le serbe !


Ajoutée 9 juillet 2009 le par danicopterus2