Cette semaine, il s'annonce une tournée en Serbie d'un spectacle auquel nous sommes impatients d'assister.

10403055_874642299236110_770295015910131152_n

 

********

 

Sur une mise en scène de Francis Aïqui.

jury-aiqui
(photo trouvée ici)

 

La pièce a été créée par le Théâtre Point.

Les images ci-dessous viennent également du site d'Aghja (une salle de spectacle située à Ajaccio, 2A).

Francis Aïqui, Hélène Hardouin et Pierre Salasca

Francis Aïqui, Hélène Hardouin et Pierre Salasca

Pierre Salasca, Francis Aïqui et Hélène Hardouin

 

********

 

Nous en avions eu vent via France 3 Corse ViaStella, l'antenne régionale corse de la chaîne nationale France 3.

 

France3_corse_via_stella

Le reportage ci-dessous vient de leur site (y compris une bonne partie de la transcription reproduite ci-dessous).

********

Il se situe à  Bocognano (2B) en Corse du Sud.

On y retrouve le portrait utilisé dans le visuel du spectacle. C'est celui de Christophe Giacobbi.

Christophe Giacobbi

Ce jeune homme de Vescovato (2B) en Haute-Corse. Il est mort dans les Balkans en 1916.

Bocognano - Vescovato, c'est un peu moins de cent kilomètres.

Untitled-1

 

********

 

Dans ce reportage, on rencontre aussi Zoran Radovanović, présenté comme un historien amateur, l'auteur d'un livre intitulé Србин на Корњици.

 

srbi_na_korzici_vv

 

********

 

monastir bocogagno bitola

********

 Le reportage de Florence Antomarchi et Laura-Laure Galy sur un montage de Frédéric Guichard.

 

Transcription

La mairie de Bocognano (2A) était pleine à craquer ce matin. Le grand homme qu’on est venu écouter raconte l’histoire du millier de réfugiés serbes défaits par l’empire austro-hongrois et installé au village entre 1915 et 1918. Une découverte pour la plupart des villageois, une histoire encore pleine d’inconnu.

Zoran Radovanović[traduit]Mon peuple s’est enfui de sa patrie en traversant les montagnes albanaises, ils sont arrivés en Grèce à Corfou puis ont été transporté en France et plus précisément en Corse par les bateaux. On ne sait pas encore exactement pourquoi le gouvernement français a choisi de les placer en Corse mais on sait qu’il y avait des accords franco-serbes à l’époque.

Ici les réfugiés ont vécu d’agriculture, d’artisanat et sont presque tous repartis après guerre. Les traces de leur passage sont rares, sauf cette pierre tombale, celle d’un médecin mort et enterré ici. L’historien la découvre pour la première fois dans une émotion palpable car sa mémoire a toujours été entretenue. Bernadette se souvient.

Bernadette Miniconi – Je venais avec ma grand-mère et ma grand-mère disait toujours : « viens on va mettre une bougie sur la tombe du médecin serbe ». Et puis après, bon, mes grands-parents sont décédés et j’ai continué. Mon grand-père étant à côté. Je mettais une bougie chez mon grand-père et une bougie au médecin serbe.

Impossible d’oublier ici que cette première guerre mondiale est bien née par son front oriental sur les rives de la Méditerranée. Cette première rencontre pourrait bien devenir la base d’un projet d’échange approfondi entre Bocognano et la Serbie.

Achille Martinetti, maire de Bocognano – Nous allons attendre qu’il y ait un appel à projet et il y en a qui sont prévu, justement, dans le cadre de la citoyenneté européenne et nous allons y répondre communément, simultanément, à savoir que nous ferons quelque chose ensemble qui pourra prendre la forme d’échanges qui peuvent être de type culturel et puis qui peuvent être de rencontre sur le terrain.

En attendant l’association Per a Pace qui est à l’origine de ces initiatives prépare la traduction en Français du livre que Zoran Radovanović a consacré aux 5000 Serbes réfugiés dans toute la Corse, une publication prévue pour l’année prochaine

 

********

Pour conclure, un petit extrait de la fiche technique d'Aghja dont fait partie Francis Aïqui, qui rend compte d'un événement résultant d'une collaboration avec l'association Per a Pace.

Partenariat Aghja/Per a Pace

Le 11 novembre, Per a Pace organise à l'Aghja une journée sur l'histoire, la mémoire, dans le cadre du 100ème anniversaire du déclenchement de la 1ère guerre mondiale, en 1914. Débat, film, et exposition au programme. Présentation en avant-première du film de Mehdi Lallaoui, "Les poilus d'ailleurs". Exposition Corse-Balkans. Débat sur la 1ère guerre mondiale en présence d'historiens corses, de Siniša Stanišić, correspondant de Per a Pace en Serbie, de Zoran Radovanović, auteur d'un ouvrage sur les relations entre la Corse et la Serbie à travers la 1ère guerre mondiale, et Kaliopa Stilinović, Consul honoraire de France à Bitola, en Macédoine. Avec la participation amicale du groupe Toka Man.