À l’occasion de la rétrospective consacrée à Jim Jarmusch à la cinémathèque de Belgrade du 8 au 18 janvier 2015, voici une série de notes relevant quelques liens entre le réalisateur et la francophonie.

Il sera question de littérature, de cinéma, de musique, de voyages et bien d’autres choses…

 

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Broken Flowers (2005, avec Bill Murray) est dédié à Jean Eustache.

 

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for Jean Eustache

Qui est-ce ? Pourquoi cette dédicace ? Quel rapport avec Jim Jarmusch en général et Broken Flowers en particulier ?

Jim Jarmusch répond à cette question dans un entretien publié sur ce site.

On trouvera ensuite un reportage sur La Maman et la Putain réalisé en 1973 au moment où il a obtenu le grand prix du jury au festival de Cannes.

 

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Il semble que cet entretien a été diffusé par Focus Features, la société qui a produit le film.

Le voici d’abord dans sa version originale, suivi d’une traduction en français. 

Q: The beginning of this movie carries a dedication to Jean Eustache. How, as a filmmaker, did Eustache inspire you; did he inspire this particular story?

Jim Jarmusch – I have varied reasons for the dedication. He was an inspiration on a certain level, though not a direct one. His film The Mother and the Whore is one of the more beautiful films about male/female miscommunication, and there's an element of that in our film. So there was only some minor connection to him in content. And stylistically, our film is not like Eustache at all.

 

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But another way he was an inspiration is because I write in the Catskill Mountains, in the woods, and I have a little room where I write, and I have a photograph right next to my desk. The photo is of Jean Eustache on the set of The Mother and the Whore, and was printed with his obituary in The New York Times in 1981. He was kind of always looking over me; I wrote this script very fast, and he was always there when I got stuck or disillusioned. That was important to me - that photograph of him always being there.

Jean Eustache sur le tournage de la Maman et la Putain

The other reason is that the spirit in which he made films was completely true to himself and what he wanted to say with cinema. The Mother and the Whore is a three-and-a-half hour film, a great French film that's not even available in France on DVD or video - which I find shocking and disappointing. There's something in him that I want to carry in myself: making a film the way you choose to make it, true to yourself without being concerned with the marketplace or anyone's expectations - just the pure spirit of wanting to express something in your own style. That's very important to me.

Jean Eustache sur le tournage de la Maman et la Putain2

At first I felt, well, maybe it's pretentious to dedicate my film to him. But, you know, I think if three young film viewers somewhere in Japan, or Hungary, or Kansas, or somewhere, see the film and they're not aware of Jean Eustache and they find out about his work - he made very few films, only four - then I would feel like, okay, that was worth it then. That would be enough to make me happy.

Bill Murray et Jim Jarmusch sur le tournage de Broken Flowers

Q: Le film s’ouvre avec une dédicace à Jean Eustache. Comment, en tant que réalisateur, Eustache vous inspire-t-il ; vous a-t-il spécifiquement inspiré cette histoire ?

Jim Jarmusch – Plusieurs raisons m’ont amené à cette dédicace. Il a été une inspiration à un niveau certain quoiqu’indirect. Son film La Maman et la Putain est l’un des plus beaux films sur les problèmes de communication entre hommes et femmes, et notre film traite en partie ce thème. Il n’y avait donc que des rapports lointains avec lui. Et puis d’un point de vue stylistique, notre film n’a absolument rien à voir avec Eustache.

Mais une autre raison pour laquelle il a été une inspiration, c’est que j’écris dans les montagnes Catskill, dans les bois, et j’ai une petite pièce où j’écris, et j’ai une photographie juste à côté de mon bureau. C’est une photo de Jean Eustache sur le plateau de La Maman et la Putain, elle illustrait une nécro du New York Times en 1981. C’était comme s’il était tout le temps à couver de son regard ; j’ai écrit le script très rapidement, et il était là chaque fois que j’étais bloqué ou découragé. C’était important pour moi, que ce portrait soit constamment présent.

L’autre raison est que l’esprit dans lequel il faisait ses film correspondait totalement à ce qu’il était et ce qu’il voulait dire avec le cinéma. La Maman et la Putain est un film de trois heures et demie, un grand film qui n’est même pas disponible en France, ni en DVD, ni en vidéo – ce que je trouve scandaleux et déprimant. Il y a quelque chose en lui que je veux porter en moi : faire un film comme vous entendez le faire, qui vous corresponde sans tenir compte du marché ou des attentes de qui que ce soit, n’être animé que par la volonté d’exprimer quelque chose dans un style qui vous soit propre. C’est très important pour moi.

Au début, je me disais que c’était peut-être prétentieux de lui dédier mon film. Mais, vous savez, je pense que si trois jeunes spectateurs, quelque part au Japon, en Hongrie, au Kansas ou ailleurs, voient le film, et s’ils n’ont jamais entendu parler de Jean Eustache et s’ils découvrent son travail – il a fait très peu de films, seulement quatre [longs métrages]  - alors je me dirais : OK, ça valait le coup. Ça suffirait pour  me faire plaisir.

 

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Jean Eustache en compétition avec "La maman et la putain".

 

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Ce reportage de Robert Chazal (1912-2002) et produit par Frédéric Rossif a été diffusé le 8 juin 1973.

Il provient de l’INA qui a créé un dispositif autour de ce reportage.

 

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Nous en avons repris et revu la transcription.

On trouvera d'autres détails sur leur site.

On y rencontre les comédiens Françoise Lebrun (Véronika), Jean-Pierre Léaud (né en 1944, Alexandre) et Bernadette Lafont (1938-2013, Marie), ainsi que Jean Eustache (1938-1981), l’auteur du film. Ingrid Bergman (1915-1982) y figure aussi au moment de la remise des prix.

 

Transcription

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Voix off

Grand prix spécial du jury : "La Maman et la putain". Françoise Lebrun, Jean Pierre Léaud, Bernadette Lafont, dans un film de Jean Eustache.

Jean Eustache

Pour la première fois, j'ai écrit un film pour les gens qui allaient le jouer. C'est-à-dire que j'ai contacté les acteurs avant d'écrire le film. Je leur ai demandé : « Voulez-vous... J'ai l'intention de faire un film avec vous. Acceptez-vous de le faire ? ». Et ils m'ont dit : « De quoi ça va parler ? ». J'ai dit : « Je ne sais pas ».

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Bernadette Lafont

C'est la première fois après seize ans de travail que j'ai un film qui est sélectionné à Cannes. Alors, ça fait plaisir parce que c'est un film jeune, c'est le nouveau cinéma, et moi, ça me réconforte.

Robert Chazal

Et Françoise Lebrun, qui alors elle… ?

Françoise Lebrun

Moi, sans travail, c'est le premier film, je viens à Cannes. J'ai honte.

Robert Chazal

À Cannes, vous êtes depuis quelques heures à peine ?

Françoise Lebrun

Oui.

Robert Chazal

Alors, les premières impressions ?

Françoise Lebrun

Oh, je suis fatiguée. Non, ça va très très vite.

Robert Chazal

Ça va plus vite que vous ne voudriez ?

Françoise Lebrun

Oui, c'est-à-dire que je ne vois pas vraiment bien ce qu'il se passe. Ça va trop vite.

Extrait

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Alexandre – Je ne me trompe pas ?
Veronika – Non.
Alexandre – Vous savez, j'avais un peu peur de ne pas vous reconnaître.
Veronika – Vous ne m'en voulez pas, pour hier ? Vous savez, je suis désolée. Vous n'avez pas trop attendu, j'espère ?
Alexandre – Si, j'ai attendu très longtemps, mais ça n'a aucune importance. Vous savez, en arrivant, j'ai regardé un petit peu partout, autour de moi. Dehors, il y avait un type qui me ressemblait. Tout d'un coup, je ne l'ai plus vu. J'ai pensé que vous vous étiez peut-être trompée, que vous étiez partie avec lui.
Veronika – Non, je ne me serai pas trompée. Alors, vous m'avez attendue longtemps ? Ça m'ennuie.

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Jean Eustache

Il y a, au cinéma, un raccourci schématique qui s'est établi au cours des temps, qui s'est établi au cours du temps, entre une heure et demie et deux heures. On a fait des dérogations ppur des durées plus longues, de trois, quatre heures, pour les films à grand spectacle. Pourquoi cette dérogation n'aurait-elle pas lieu pour des films intimistes ?

Extrait

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Marie – Mais vous n'avez pas rien compris à ce qu'il s'est passé entre Philippe et moi. Il n'y a pas eu d'histoire. Personne n'y a cru. Ni lui, ni moi.
Alexandre – Je n'ai pas cherché à comprendre. Je me souviens que cette nuit-là, je vous ai téléphoné plusieurs fois. Vous étiez là et vous n'avez pas décroché.
Marie – Vous étiez avec Gilberte, et moi, combien de nuits vous ai-je attendu ?
Alexandre – Mais je ne suis plus avec Gilberte, maintenant, je suis avec vous, je vis avec vous.

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Jean-Pierre Léaud

Le visage de l'acteur et le son, c'est-à-dire le dialogue du film deviennent presque le sujet-même… deviennent même le sujet du film. Et alors là, on parle pendant longtemps, longtemps. C'est un film fait sur la parole, beaucoup.

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Jean Eustache

Je préfère, dans un film fait sur la parole, filmer le récit de l'action que l'action.

Extrait

 

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Alexandre – Si ce que je vous dis vous ennuie, vous m'arrêtez.
Veronika – Non, pas du tout.
Alexandre – Parce qu'on peut parler d'autre chose : de la pluie, du beau temps, du MLF.
Veronika – Qu'est-ce que c'est ?
Alexandre – Vous ne connaissez pas ? C'est le Mouvement de Libération de la Femme. Ce sont des femmes qui en ont assez de porter le petit-déjeuner au lit de leur mari. Alors, elles se révoltent. Elles ont trouvé un slogan. C'est : « On ne veut plus d'hommes sous nos édredons », un truc comme ça.
Veronika – Mais c'est triste.
Alexandre – Oui. Je crois qu’elles sont très tristes.
Veronika – Moi, quand j'aime quelqu'un, j'aime bien lui porter son petit-déjeuner.

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Robert Chazal

Vous considérez-vous comme une comédienne ?

Françoise Lebrun

Oui, par rapport au film. Comme une professionnelle, non, dans la mesure où c'est un premier film. Mais le personnage de Veronika que j'ai eu à jouer dans "La Maman", ne correspond vraiment en rien à ce que je suis, moi. Donc, je pense pouvoir dire que c'est un travail de comédienne. C'est-à-dire d'invention, de création de quelqu'un d'autre.

Extrait

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Alexandre – Vous paraissez fatiguée ou de mauvaise humeur. Si c'est le cas, on peut se voir un autre jour.
Veronika – Non, non, ça va. Mais vous, vous êtes toujours libre ? Vous n'avez pas de femme ? De maîtresse ? D'amie ?

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Robert Chazal

Lorsqu'on voit le film, on se demande quelle part plus ou moins grande d'improvisation il y a ?

Françoise Lebrun

Il n'y a pas une seconde d'improvisation. Le texte était écrit du début à la fin. Il n'a pas été question de changer une virgule. Vous savez, le scénario était prêt quelques mois avant le tournage. Donc, j'ai eu le temps de le lire, d'entrer dans ce personnage et puis, surtout, de l'apprendre. Parce que c'est un texte énorme.

Extrait

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Veronika – Je le trompais. Je suis très exigeante. J'attends beaucoup trop des gens et je suis toujours déçue. Mais vous, vous n'avez jamais vécu avec une femme ?

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Robert Chazal

Et pour vous assurer que les comédiens ne changeaient pas un seul mot, vous deviez vous-même vous référer à votre texte ?

Jean Eustache

Je le connaissais par coeur. Et si vous voulez, je peux vous le réciter. Vous souvenez-vous de la scène où Françoise Lebrun chante une chanson de Delmet*?

Extrait

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Veronika – ... vous le donne tout simplement…

Jean Eustache

Après, Jean Pierre Léaud allume la radio pour entendre celui qu'il nomme "le prédicateur du petit matin", et comme il s'endort très tard, le matin, il écoute à cinq heures dix, cinq heures vingt...

Extrait

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Voix off – Les gens ont une occupation sédentaire Ils ne s'exercent pas suffisamment, je dirais même qu'ils ne marchent pas assez.

Jean Eustache

Après, il éteint le radio et il dit : « Je l'écoute souvent, le matin, quand je ne dors pas. Depuis longtemps. Il ne s'écarte jamais d'un pouce de son texte. Son débit est parfaitement exact depuis des années, il termine de la même façon. Je ne sais pas s'il est grand ou petit, gros ou maigre, chauve ou barbu. Il n'est qu'une voix. »

Extrait

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Alexandre – Je ne sais pas s'il est grand ou petit, gros ou maigre, chauve ou barbu. Il n'est qu'une voix.

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Robert Chazal

Le fait que ce ne soit, à aucun moment, de l'improvisation, pensez-vous que cela vous a aidé à entrer dans un personnage qui au départ était, selon vous, aussi différent de vous ?

Françoise Lebrun

Oui, absolument. Je crois que j'aurais refusé de jouer un personnage qui pouvait me ressembler ou que j'aurais refusé, de toute façon, de dire des phrases qui auraient été les miennes.

Robert Chazal

Par peur de ne pas trouver le ton juste ?

Françoise Lebrun

Parce que je ne trouvais pas ça intéressant !

Robert Chazal

En somme, ce qui vous intéressait, c'était la performance ?

Françoise Lebrun

Eh bien oui !

Extrait

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Veronika – Ce n'est pas très brillant.
Alexandre – Je ne sais pas. Vous voulez rester ici ?
Veronika – Ça m'est égal.
Alexandre – Vous n'avez pas faim ?
Veronika – Non.
Alexandre – Moi non plus.

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Robert Chazal

Vous avez de nombreuses scènes face à deux comédiens qui, eux, ont tout le poids du métier, de l'expérience. Comment avez-vous ressenti cette inégalité de chances au départ ?

Françoise Lebrun

C'est très stimulant. D'abord parce qu'il y a une difficulté supplémentaire et puis parce que des acteurs, de bons acteurs, vous donnent une réplique, d'une certaine manière, et ça vous aide beaucoup pour jouer vous-même. Et c'était à la fois un handicap et à la fois une aide, au contraire.

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Bernadette Lafont

Effectivement, elle avait quand même un bloc professionnel devant. Et ça, qu'on le veuille ou non, bien que c'était une amie de gens, qu'on la connaissait... pas très bien mais enfin qu'on la connaissait, qu'on savait que tout allait bien avec elle, il y avait quand même ce truc, c'est qu'elle n'était pas professionnelle. Et ça, on n'y peut rien. Je pense que…

Françoise Lebrun

Non, c’est vrai.

Bernadette Lafont

Bon, c’est ça.

Françoise Lebrun

Bien sûr.

Bernadette Lafont

Et elle a été formidable parce que vous avez vu le film ? Je ne sais pas si vous l'avez vu. C'est vraiment une performance que n'importe quelle comédienne chevronnée serait heureuse de jouer. C'est un rôle fantastique. Attention, parce qu'il faut parler quand même du metteur en scène, Eustache, qui est un catalyseur de force et d'énergie. On n'était pas... On était complètement véhiculés, vous voyez, portés par sa pensée, par tout ce qu'on connaissait.

Françoise Lebrun

Et puis, il y avait l'urgence du tournage, il y avait toutes les difficultés en cours qui faisaient que les problèmes personnels disparaissaient complètement…

Bernadette Lafont

Des fois, on travaillait quarante heures d'affilée sans dormir, sans bouffer, vraiment. C'est ça. On était dans un même train, quoi. Chacun avait mal au cœur dans son coin et tout ça, mais on était dans le même train, toujours.

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Jean Eustache

Mon premier film, mon tout premier film, avait beaucoup d'idées, comme tous les premiers films. On a tellement de choses à dire. Cela fait dix ans. Le temps a passé. J'ai pratiquement pensé à renoncer au cinéma. Disant… pensant que je n'étais peut-être pas fait pour faire du cinéma, que ça avait été une erreur d'adolescence, cet espoir... Et puis, j'ai décidé de nouveau à en faire. Et j'ai considéré ce film, "La Maman et la putain" comme mon premier film, comme si je n'avais rien fait auparavant. J'ai eu envie de dire énormément de choses, d'un seul coup, comme on fait pour un premier film, c'est-à-dire en vrac, en bric-à-brac, comme ça, sans schématiser, sans styliser.

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Jean-Pierre Léaud

C'était risqué dès le départ de mettre cent francs sur le film. De dire : « Tiens, on va donner dix francs pour ce film-là, pour donner quatre centimètres de pellicule ». C'était un risque énorme.

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Ingrid Bergman

Grand prix spécial d'une majorité du jury : "La Maman et la putain" de Jean Eustache.

Robert Chazal

Vous êtes fier d'avoir été couronné par un jury ainsi composé ?

Jean Eustache

Oui, je suis très très fier. Très surpris et très fier. Très heureux. Je ne les connaissais pas. Maintenant, j'ai un peu envie de les connaître.

 

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* Paul Delmet (1862-1904) est l'auteur de quelques chansons encore reprises ou citées aujourd'hui. On pense à la chanson des Petits Pavés, reprise par Gainsbourg en 1962 ou à Tout simplement, chantée dans La Maman et la Putain.