Deux jours à tuer, le titre du film de Jean Becker évoqué hier, est aussi une expression composé d’une période généralement assez courte et de la locution à tuer. "Deux heures à tuer", ce sont deux heures pour lesquelles il faut trouver une occupation.

« J’ai deux heures à tuer » signifie « il faut que je trouve quelque chose à faire pendant les deux heures qui viennent ».

 

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On peut aussi prendre ce titre de façon littérale et absurde comme l’a fait l’humoriste Jérôme Niel (né en 1985) dans un sketch. Il s'est demandé quels jours de la semaine il pourrait supprimer. Les jours argumentent pour se défendre.

Pour nous, c'est l'occasion de glaner quelques éléments de culture populaire.

 

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En effet, après quelques recherches, on s’est aperçu que ce film a été présenté sur France 3 il y a quelques semaines. Cela a donné lieu à un numéro de Speakerine de Jérôme Niel, une série de pastilles consacrée aux programmes télévisés lancée en 2014.

On a choisit de la transcrire afin de révéler un certain de nombre de références culturelles liées aux jours de la semaine.

Y sont mentionnées trois émissions de télévisions associées depuis chacune à un jour de la semaine. L’une d’entre elles existe depuis 40 ans.

 


Ajoutée le 15 janvier 2015 par Speakerine

Transcription

Jérôme Niel – Bonsoir, ce soir sur Canal y a Game of throne. Sinon, ce soir, sur France 3, y a le film  Deux jours à tuer. Deux jours à tuer ? Je ne sais pas du tout quel jour je pourrais tuer.

Lundi – Attends, s’il te plaît, tu vas pas me tuer, pas moi, pas le numéro 1, oh, on a connu de bons démarrages, tu veux un jus d’orange ?

Mardi – Attends mec, mardi gras, c’est la teuf, je te signale : on se déguise, Ciel mon mardi !, j’ai des coffrets DVD, si tu veux je te les donne.

Mercredi – Mais enfin, tu vas quand même pas tuer le jour des enfants. Les enfants !

Jeudi – Pour ma défense, je pense que le jeudi, c’est… c’est pas…
Mercredi – Ah il peut pleurer lui, y a rien le jeudi…
Jeudi – J’ai pas choisi d’être jeudi…
Vendredi – Mais arrête, on se fait chier jeudi, avec toi, toutes les mauvaises énergies sont derrière. Regarde, ça, c’est pas là par hasard.
Samedi – La fête, le vendredi ?
Vendredi – Mais le vendredi on se murge la gueule aussi.
Samedi – C’est là que ça se passe.

Dimanche – Attends ‘ttends ‘ttends. On se repose.
Samedi – Mais tu vas faire quoi avec le dimanche ? Ça sert juste à décuver !
Dimanche – Et Drucker ? On est à la coule ! Non mais regarde le lundi, c’est de sa faute si un moment, on se quitte…

Lundi – Mais le lundi, t’en as besoin tout le temps.

Mardi – Dechavanne, les coucouilles, les coucouilles…

Mercredi – Et une sortie ciné ?

Jeudi – [en larme]

Vendredi – Tu veux apprendre des trucs sur les huîtres ? Thalassa.
Samedi – Ouf, Non, hè, sérieux.

Dimanche – Si tu as une cheminée, oh là là le kiff.
Jérôme Niel – Ha.
Dimanche – T’as pas de cheminée.

Lundi – 'Me tue pas.
Jérôme Niel – Attention ça va partir.
Lundi – S’il te plaît.
Jérôme Niel – Hop.

Mardi – Ha.
Jérôme Niel – Désolé mec.
Mardi – Et la Champions league ?
Jérôme Niel – Nooon !

Jeudi – Non non non, tu sais ce qu’on dit : « le jeudi tout est permis ! »

Jérôme Niel – Non, ça c’est le vendredi.

Dr. Emmet Brown – Nom de Zeus, si tu tues le jeudi alors que nous sommes jeudi tu vas bousiller le continuum espace-temps, ce qui va provo…

Jeudi – Ah ! Hou !

Jérôme Niel – Y a plus de ligue des champions.

Jeudi – Non, non ! Steuplè ! Steuplè !