Vendredi 1er juin aura lieu à Novi Sad (Klub Maska) un karaoke – español y francès. C’est l’occasion de parler de quelques rencontres pop francophones et hispanophones.

Mano Solo (1963-2010) n'a pas d'origine espagnole particulière (son vrai nom est Emmanuel Cabut), alors pourquoi a-t-il éprouvé le besoin de chanter en espagnol ? Une chose est certaine : c’est l’une des nombreuses langues de Paris en général, et du 18e arrondissement en particulier.

Tout le monde a oublié qui était Armand Barbès (je ne l’apprends qu’à l’occasion de cette note). C’est d’abord le nom du boulevard qui sépare le 18e du 9e. Ce sont Pigalle et Clichy. Ce sont les ligne 2 et 4 du métro. Ce sont des noms depuis longtemps familiers car les quartiers chauds (on y trouve boîtes de strip-tease, peep-shows, sex shops et le Moulin Rouge) qu’ils désignent sont le théâtre de nombreuses chansons, de nombreux films, de nombreux polars. On s’y promènera donc encore à l’avenir.

On y entend surtout beaucoup de langues méditerranéennes, africaines, indiennes...

Des gens, tels Mano Solo, y errent parfois, perdus sur ce boulevard qui mène à la place Clichy.

Mano Solo a enregistré deux versions de cette chanson. La première figure sur les Années Sombres (1995) qui a fait "chialer" pas mal de punks et d’étudiants, et aussi quelques lycéens. La seconde sur Les Animals (2004) avec Balbino Medellin dans une version bien plus festive.

Barbès-Clichy, la version pour les soirs de blues :


Ajoutée par mdrlx le 22 mai 2007  

(il y aura des erreurs d'accent,
n'hésitez pas, signalez-les par mail :
lecteurNS - at - gmail.com)

Una lágrima me quema, como la gana d estar contigo niña pero no puedo, no puedo.
De Barbès hasta Place Clichy contigo,
De Barbès hasta Place Clichy por un ultimo beso.

En el río de fuego la corriente del infierno,
Paris dame un beso, y cojeme en tus brasos.
Cada día me levanto con la misma, la misma gana destar contigo, niña pero no puedo, no puedo.

De Barbès hasta Place Clichy contigo,
De Barbès hasta Place Clichy contigo,
De Barbès hasta Place Clichy contigo,
De Barbès hasta Place Clichy por un ultimo beso.

Et l'œil rivé sur le canal, moi je pense à Pigalle.
Paris j'ai la fringale de toi.
Paris prends- moi dans tes bras,
De Barbès jusqu'à Place Clichy, c’est là, c'est là que j'aime perdre ma vie.

De Barbès hasta Place Clichy contigo,
De Barbès hasta Place Clichy contigo,
De Barbès hasta Place Clichy contigo,
De Barbès hasta Place Clichy por un ultimo beso.

Esperame, esperame, llegó pronto
Esperame, esperame, llegó pronto
Esperame, esperame, llegó pronto, Paris.

Barrío Barbès, la version pour les soirées de fête :


Ajoutée par ksplit le 29 octobre 2008  

(il y aura des erreurs d'accent,
n'hésitez pas, signalez-les par mail :
lecteurNS - at - gmail.com)

Les paroles s'étoffent, je les rajoute ici :

Déjame cantar esa pena callejera,
ligera como el viento, oye mi canto,
quisiera desaparecer de noche,
el objetivo ciego me lleva,
llego, llego, hablando a la luna,
llego, llego, me voy de borrachera,
Yo te busco en laberintos, cada noche morena,

De Barbès hasta Place Clichy contigo,
De Barbès hasta Place Clichy por un último beso

Una lágrima me quema,
como las ganas de estar contigo niña,
pero, yo no puedo, yo no puedo

De Barbès hasta Place Clichy contigo,
de Barbès hasta Place Clichy por un último beso

En el río de fuego, la corriente del infierno,
en París, dame un beso y cójeme en tus brazos,
cada día me despierto con la misma ganas de estar contigo niña,
pero, yo no puedo, yo no puedo,

De Barbès hasta Place Clichy contigo,
de Barbès hasta Place Clichy por un último beso

Olé, africano, argelino, mestizo es mi llanto, (llora que llora)
la tierra entera, no me consuela,
de Barbès hasta tus ojos,

Et l'oeil rivé sur le canal
moi je pense à Pigalle Paris
j'ai la fringale de toi
prends moi dans tes bras de Barbès jusqu'à Place Clichy c'est là,
là que j'aime perdre ma vie

De Barbès hasta Place Clichy contigo,
De Barbès hasta Place Clichy por un último beso

Puedes estar tan solo, ahí abajo,
por un lado perdido, donde puedes morir sin ruido,
como un acróbata camino sobre filo tendido
entre tus ojos y mis sueños,
yo llego pronto, la gente transparente,
lleva mis pasos y mi fuego ardiente
llego, llego, yo llego pronto,
llego, llego, yo llego pronto,
llego, llego, yo llego pronto,
llego, llego...

De Barbès hasta Place Clichy contigo,
De Barbès hasta Place Clichy por un último beso

Olé no me dejes así solito en la calle,
oye hermano, buscame tío, me pierdo en la vida,
cantando mi pena, mi pena callejera, como el viento